vide

Publié le par soleildebrousse

Voici le cri des engoulevents

 

Sur le bitume inconnu

Circulent sans protection

Les âmes enfantines

 

L’exil me fait souffrir

 

Je tire l’oreille

J’écarte mon cœur

Cherche à capter

Leurs rires

 

Seul les bruits de la nuit

Répondent à mon appel

 

Je suis seule

Mon ventre est vide

À jamais.

Publicité

Publié dans POESIE

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
P
l'émotion qui se dégage de ton écriture a une intensité magique. ce que tu nous dis sans le dire, plus en l'évoquant avec sensibilité et justesse, qu'en le hurlant n'en a que plus de force.<br /> La forme courte que tu utilises, l'absence de ponctuation que vient renforcer le point final, ces sonorités graves ("engoulevents" , "seule", "ventre"...) qui s'opposent aux sonorités plus aigües ("inconnu","rires", "nuit"...) servent à merveille le déchirement, cette souffrance à mi-chemin entre résignation et révolte.<br /> Superbe.
Répondre